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Le Potager d’à Côté : une plateforme numérique pour consommer responsable

par | 7 novembre 2018

le potager d'à coté Virginie Broncy

Le Potager d’à Côté, c’est une nouvelle plateforme numérique conçue par une Charentaise, Virginie Broncy. Les consommateurs peuvent géolocaliser les maraîchers ou les particuliers ayant des surplus de production, et acheter des fruits et légumes frais près de chez eux. Zoom sur un projet à impact positif.

Géolocalisez les produits frais près de chez vous

Vous recherchez des fruits et légumes frais à proximité ? La plateforme numérique le Potager d’à Côté les géolocalise pour vous. En entrant son code postal, on voit apparaître une carte interactive recensant les producteurs amateurs ou professionnels inscrits sur la plateforme. Il n’y a plus qu’à composer son panier, choisir le jour et l’heure de retrait… et aller retirer sa commande. « Les profils des producteurs sont variés, il y a des particuliers amateurs de jardinage, des maraîchers professionnels, des chantiers d’insertion, des associations, des écoles agricoles, explique Virginie Broncy, fondatrice de la plateforme, installée à Ruelle-sur-Touvre en Charente. Je me suis rendu compte que beaucoup pouvaient se retrouver avec des surplus de surproduction. Les proposer à la vente est une façon de limiter le gaspillage. Cela ouvre aussi un nouveau circuit de distribution et un outil de communication aux professionnels. »

le potager d'à coté

92 producteurs professionnels ou amateurs vendent leurs surplus de production via Le Potager d’à Côté

En Charente, Charente-Maritime, dans les Deux-Sèvres… et partout en France

La plateforme est en ligne depuis avril 2018. Pour le moment elle compte plus de 700 utilisateurs dont 92 producteurs, avec une répartition 50/50 entre les professionnels et les particuliers. La grande majorité se trouve en Charente et en Charente-Maritime, on en répertorie une dizaine dans les Deux-Sèvres et un dans la Vienne. « Je me concentre dans un premier temps sur les départements limitrophes pour augmenter le nombre d’inscrits. J’ai aussi un groupe d’étudiants dans les Ardennes qui travaille à mes côtés pour trouver de nouveaux vendeurs dans ce département. » Le cap est bien d’en faire une plateforme numérique nationale. Virginie Broncy a travaillé son projet pendant 2 ans, après avoir tourné la page de 8 ans chez Microsoft à l’étranger. « J’ai eu envie de créer une activité qui fasse du sens. J’ai aussi eu envie de retrouver le bon goût des légumes du potager de mon grand-père… parfois on a des producteurs juste à côté de chez nous et on ne le sait pas. »

Le modèle économique

La plateforme propose deux types de comptes : les comptes gérés de manière autonome par les vendeurs : ce sont eux qui renseignent les produits qu’ils mettent en vente, les stocks disponibles. La plateforme se rémunère alors à hauteur de 10% du montant HT de la commande. Deuxième possibilité, les comptes gérés par délégation : le Potager d’à côté s’en occupe pour le vendeur. Si celui-ci est professionnel, la rémunération de la plateforme est de 14% du montant HT, 20 % si c’est un particulier. Les jardiniers non professionnels ne sont soumis à déclaration fiscale que lorsque leur potager n’est pas attenant à leur habitation, ou lorsque la surface de production est supérieure à 500m². Si les recettes sont inférieures à 305€ par an, elles sont exonérées d’impôts. “Je suis bénévole de ma structure à ce jour, explique Virginie Broncy, mais je vise l’équilibre financier pour la fin 2019. Les indicateurs sont bons : le nombre de commandes sur la plateforme double chaque mois”.

le potager d'à coté

Virginie Broncy, une entrepreneure sociale au service d’un projet à impact positif

Une entrepreneure sociale

Dès le départ Virginie Broncy a été accompagnée dans sa recherche de financement, via la pépinière d’entreprise du Grand Angoulême et a obtenu des aides de France Active, Initiative Charente, les Cigales, Trophée des Elanceurs du groupe La Poste… « Je continue à rechercher des soutiens pour poursuivre mon développement et atteindre mes objectifs de croissance. » Certes le développement économique de la plateforme numérique est indispensable, mais engagée dans une démarche environnementale et sociétale, la fondatrice du Potager d’à Côté se définit comme une entrepreneure sociale menant un projet à impact positif, et dont la rentabilité financière n’est pas l’unique objectif.

Texte : la rédaction
Photos : La Main Jaune

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