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On a testé pour vous : la Flow Vélo

par | 14 juin 2021


Partir à vélo c’est l’aventure à portée de pédale, la joie d’avoir un bilan carbone quasi nul, les bonnes nuits de sommeil après avoir tout donné dans les côtes. Dernière véloroute nationale en date dans la région, la Flow Vélo a été inaugurée en 2019. Elle relie Thiviers (Dordogne) et l’île d’Aix (Charente-Maritime) sur 290 km, en suivant de près ou de loin le fleuve Charente. On a testé pour vous le tronçon Angoulême-Rochefort.


Voyager léger

Le rêve du voyage, à deux pas de chez soi. Nous décidons de partir, à deux, au début du printemps, sur la Flow Vélo, pour un tronçon de 180 km entre Angoulême et Rochefort. « Flow » comme les flots, puisque 50% de son tracé longe des cours d’eau et qu’au bout du parcours se trouve l’océan. Et comme le flow, ce rythme qui emporte. Sur le corps : un collant de sport, un tee-shirt, une polaire, un vêtement de pluie. Sur la tête : le casque. Dans les sacoches : du rechange, du matériel de réparation (kit multi-outils, démonte pneu, chambre à air, rustines, pompe…), des graines et quelques vivres à grignoter, de l’eau dans les bidons et une carte au 50000e si jamais la trace .gpx téléchargée sur le portable venait à nous perdre. Première étape, nous rejoignons en pédalant la gare la plus proche (Anché-Voulon à 7 km) et nous montons dans le TER de la ligne Poitiers-Angoulême. Le train express régional accepte les vélos. Il y a trois places dans chaque wagon, ce qui est plus que suffisant hors-saison, mais peut créer des problèmes d’encombrement en plein été. Le contrôleur vérifie que les vélos sont bien fixés et nous voilà déposés en moins d’une heure au cœur d’Angoulême.

Longer les méandres de la Charente

Pas le temps de visiter la ville cette fois-ci, nous cherchons directement à rejoindre la Flow Vélo car il nous faudra être arrivés à Cognac avant le couvre-feu. Ce n’est pas trop difficile de s’orienter, il suffit de rejoindre le fleuve en contrebas de la gare en enjambant une passerelle. La véloroute est ici un chemin caillouteux, mais qui invite à pédaler : en route vers l’aventure ! Nous longeons les méandres de la Charente qui a retrouvé son lit après les énormes crues de cet hiver. Première pause dans le petit village de Châteauneuf-sur-Charente pour reprendre des forces. Nous venons de parcourir une étape, tel que le conseille le site laflowvelo.com. Soit 25,37 km selon le site, mais dix de plus selon nos compteurs. Comme l’explique Laure Thomas, de Charente Tourisme : « La véloroute est encore en évolution. Elle se construit peu à peu. Tout l’itinéraire est déjà praticable mais des aménagements complémentaires sont effectués petit à petit. »

Pays viticole et Accueil Vélo

L’après-midi, la Flow Vélo s’enfonce progressivement dans un paysage viticole. Maisons bourgeoises, pierres calcaires, rangées de vignes… Dépaysement garanti. Cognac marquera la fin de cette nouvelle étape de 36 km. Les jambes chauffent un peu, il est temps de rejoindre la chambre d’hôte réservée quelques jours auparavant. Elle est labellisée Accueil Vélo, une marque nationale qui garantit accueil et service pour les cyclistes. On nous y propose un abri pour nos montures et du matériel de réparation si besoin. Une bonne nuit réparatrice plus tard, nous remontons en selle après un solide petit déjeuner, et rapidement la Flow Vélo passe en Charente-Maritime. La véloroute est ici majoritairement en site propre (c’est-à-dire réservée aux cyclistes), sur des chemins blancs un peu abîmés par les crues. Le luxe d’être loin des voitures mais l’inconvénient d’avancer moins vite que sur le bitume… dilemme ! Dans les champs encore inondés, des centaines d’oiseaux, hérons cendrés, grandes aigrettes, cigognes, nous offrent un spectacle grandeur nature.

Warmshowers en Saintonge

L’arrivée à Saintes marque un retour à la civilisation. La ville est très vivante sous le soleil. Quel contraste avec le calme et la solitude de la matinée ! Le marché est l’occasion d’un pique-nique mais il faut déjà repartir. Après Saintes, le fleuve s’oriente au nord. Il passe par le joli Port d’Envau, puis par Saint-Savinien-sur-Charente, classée Petite Cité de Caractère. Après quelques courses à la Gare Grouille, l’épicerie en circuit court installée dans l’ancienne gare, nous faisons halte pour la seconde nuit. C’est cette fois via le réseau warmshowers que nous avons trouvé notre hébergement. Ce réseau mondial répertorie les habitants qui ouvrent leur porte (et leur douche chaude) aux cyclistes. Nos hôtes nous offrent aussi le repas du soir et les conversations vont bon train… autour du voyage à vélo bien sûr !

Objectif Rochefort

Dernier matin de ce court week-end. La Flow Vélo s’éloigne légèrement du fleuve pour longer le Moussard, un canal latéral à la Charente. Seuls au monde, entourés de champs et d’oiseaux, rafraîchis par une petite bruine, nous ne sentons pas passer les kilomètres. Rapidement, retour sur le fleuve pour un passage spectaculaire à Tonnay-Charente sous le pont suspendu datant de 1842, et le long des belles façades du port. L’air marin commence à se faire sentir. Voilà enfin Rochefort, où après être passés à côté de la Corderie Royale, l’Hermione nous accueille. Nous prenons le temps de découvrir la ville, son arsenal et ses rues du 17e siècle, avant de rejoindre la gare. Un sandwich plus tard, il est déjà temps de monter dans le train du retour.

La Flow Vélo est encore une « jeune » véloroute : certains aménagements ne sont pas terminés et la signalétique est parfois approximative. Mais elle traverse une belle diversité de paysages…et elle a l’avantage d’être connectée à deux EuroVélos pour celles et ceux qui rêvent d’aventures en selle au format XXL : la Scandibérique qui relie Trondheim en Norvège à Saint-Jacques-de-Compostelle Espagne, et la Vélodyssée partant du Cap Nord en Norvège et descendant jusqu’à Sagres au Portugal.


Rédaction et photos : Claire Marquis

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